Le Sénégal et la France vont s’affronter ce mardi à 19h00 GMT au New York New Jersey Stadium. Ce match oppose le champion d’Afrique en titre au finaliste de la dernière Coupe du monde. La France veut prendre sa revanche sur la défaite de 2002, tandis que le Sénégal veut confirmer son nouveau statut.
Pour analyser cette rencontre XXL, l’ancien international sénégalais Mohamed Adama Sarr s’est confié en exclusivité au micro d’Africafoot. S’il reconnaît la puissance de frappe de l’effectif français, l’ex-défenseur central insiste sur la métamorphose des Lions depuis leur premier exploit historique :
La France reste un monstre sacré, portée par des talents qui brillent dans les plus prestigieux championnats d’Europe. Leur régularité au plus haut niveau est impressionnante : sacrés en 2018, finalistes en 2022… ils squattent constamment le dernier carré mondial.
Cependant, le costume de l’outsider timide est à ranger au rayon des souvenirs. Pour Sarr, le Sénégal aborde ce rendez-vous avec des arguments bien différents de ceux de l’épopée de Séoul :
En 2002, nous étions le Petit Poucet que personne n’attendait. Aujourd’hui, la donne a changé. Nous sommes champions d’Afrique, portés par une jeune génération ambitieuse et affamée. Nos victoires récentes en amical contre des géants comme le Brésil ou l’Angleterre ont prouvé notre valeur. Les Français savent exactement à qui ils se mesurent ; ils sont prévenus.
Le Sénégal ne veut pas seulement battre la France, il a aussi un grand objectif historique. L’équipe s’inspire du Maroc en 2022 et rêve de réaliser un grand parcours lors de cette compétition aux États-Unis. Mohamed Adama Sarr souhaite surtout que le sélectionneur puisse compter sur tous les joueurs en bonne forme. Il veut une équipe complète et en pleine santé pour bien jouer :
Ça va être un match plaisant. J’espère que nous parviendrons à récupérer tous nos blessés et qu’ils seront à 100 % pour jouer cette rencontre. J’espère que le Sénégal va l’emporter face à la France. Nous aimerions bien gagner la Coupe du monde, car le Maroc a joué les demi-finales en 2022. Nous sommes arrivés en quart de finale en 2002 et l’objectif est de faire mieux.


