Vingt-quatre ans après leur célèbre confrontation au Mondial 2002, le Sénégal et la France se retrouvent à nouveau en phase de groupes de la Coupe du monde. Les Bleus arrivent avec l’étiquette de finalistes des deux dernières éditions, tandis que les Lions de la Teranga espèrent créer la surprise face à l’un des favoris du tournoi.
Interrogé par Africafoot, Ousmane N’Doye a partagé son avis sur cette affiche très attendue et les défis qui attendent le Sénégal. Pour Ousmane N’Doye, cette affiche promet un spectacle de haute volée. L’ancien milieu de terrain s’attend à un duel électrique, porté par une motivation maximale des deux côtés :
C’est toujours un immense plaisir de défier la France. On doit s’attendre à une confrontation explosive, caractérisée par un rythme intense. Ce match rappellera sans aucun doute l’électricité de 2002, avec des acteurs ultra-déterminés sur la pelouse.
Pour le Sénégal, ce premier match est très important. Les Lions veulent montrer qu’ils méritent leur statut de champions d’Afrique et qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures équipes du monde. Malgré la difficulté de l’adversaire, considéré comme l’un des favoris du tournoi, N’Doye estime que l’équipe doit réussir son début de compétition et éviter tout faux pas :
Le Sénégal a un statut à trouver sur le plan mondial. En tant que championne d’Afrique en titre, l’équipe sénégalaise se doit de faire un bon tournoi. Il ne faut surtout pas perdre ce premier match face à la France, même si elle fait partie des prétendantes au titre. Le Sénégal ne vient pas pour faire du tourisme, mais pour aller jusqu’au bout du tournoi.
Si le match d’ouverture contre les Bleus cristallise toutes les attentions, l’ancien international attire la vigilance sur la gestion globale de cette phase de groupes, qu’il juge particulièrement relevée :
C’est un groupe très difficile, car nous jouons la France pour notre premier match, puis la Norvège et l’Irak. De mon point de vue, la France reste un match très difficile, qu’il faut aborder avec intelligence. Mon problème, c’est la rencontre contre la Norvège. Nous jouons contre la France, un match avec beaucoup d’intensité, d’explosivité et de physique, avant de retrouver la Norvège, qui n’est pas non plus un petit morceau. Il faudrait que les joueurs arrivent à bien gérer leurs énergies et leurs émotions. En tant qu’entraîneur ou observateur, il faut gérer intelligemment le match contre la France.
Pour réussir dans ce groupe très relevé, le Sénégal devra rester calme, éviter de se laisser emporter par la pression et bien gérer ses efforts tout au long de la compétition. Ces éléments seront essentiels pour espérer décrocher une place au tour suivant.


